Liberté, force vive déployée
Abysse vertigineux que ces quatre mots si inspirants de prime abord.
Et pourtant… je peine à y donner sens et matière en ces jours si peu propices à savourer le mot « Liberté » !
L’être humain seul peut déployer son libre arbitre, sa conscience et marcher sur son propre chemin de vie, s’il n’y est pas entravé par des instances supérieures, plus puissantes que ses propres choix individuels : religieux, politiques, artistiques, genrés…
Qu’adviendra-t-il de lui s’il est bâillonné par des volontés contraires, menaçant jusqu’à sa propre existence ?
Il aura alors le choix, si l’on peut dire, de museler ses propres convictions, pour assurer sa survie, ou s’il le peut, il choisira la désobéissance, refusant l’effacement, seul d’abord, puis en nombre devenant foule compacte.
« La liberté, force vive déployée » prend alors tout son sens dans ce puissant élan.
Je me prends alors à rêver, en ces jours de désespérance quasi planétaire, que la vie renaît, plus puissante que la barbarie, laissant ces mots voyager au-delà de ma page.
Martine Chapellon – Faure
