Printemps des Poètes 2026

Poème 48 – Bel oiseau – Hervé Lapillonne

Bel oiseau

 

Bel oiseau à l’envol déployé sur les cimes

Eau pure jaillissant des fontaines sublimes

Tu animes les peuples d’un élan surpuissant

Qui cherchent ta conquête au prix même du sang

Car des hommes pour toi sont allés au supplice

Obscurs ou célèbres du même sacrifice.

Bel oiseau, tu migres dans le cœur de chacun

Tu es l’ultime but et le désir sans fin.

Las, les tyrans, souvent, ont pour hâte première

En ton nom violé, d’éteindre ta lumière.

Pour n’avoir pas voulu, enfin, te renier

Combien de têtes, oui, tombées dans le panier ?

L’argent gangrénant tout, soi-disant réaliste

L’Etat te tord le cou, souvent clientéliste…

Pour ce triste constat, tu meures à chaque fois :

Là-bas, l’enfant esclave et ici l’enfant roi.

Nul ne te mettra jamais un bâillon sur la bouche

Nul ne te contraindra, toi que rien n’effarouche !

Liberté.

 

Hervé Lapillonne.

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