Je n’ose pas imaginer
Les palpitations, les illusions,
Les barreaux sciés et la porte que j’ouvre
Sur ce décor infini.
Il a fallu de la force,
De la ténacité, du rêve, du désir
Pour que mon corps s’évade,
Franchisse le couloir
Et s’enfuit dans la nuit.
Je n’ose pas me rappeler,
A présent, loin du monde,
Loin des chants et des cris,
La vision de ces murs,
Les regards figés d’oubli.
Il a fallu du courage,
De la violence et des guerres,
Pour que mon corps s’efface
Et ne restent que mes pensées
Libres de toute vie.
Racchaela Kamps
